XV.

XV.
samedi 16 mai 2026,
« au coeur de l'incertitude il y a toujours l'espoir, si fragile soit-il. »

oh, je sais qu'il est bien tard, mais je ne peux pas dormir. ma grand-mère est partie voir un film au cinéma, un de ces films où à la fin, les petits vieux versent tous et toutes une petite larme. Je crois qu'elle va rentré tard, elle est partie il y a environ trente minutes avec son nouvel amoureux. j'inaugure mon nouveau journal intime, comme il est beau. noir avec des reliures dorées, et une jolie empreinte pailletée, marqué " violette ", mon prénom. j'ai passé une agréable journée, il a fait un temps superbe. c'est bientôt l'été et les oiseaux ont chanté leur mélodie à mon balcon, ce matin vers onze heures. à la télé, il n'y a presque rien mis à part des vieux feuilletons comme " les feux de l'amour ", le truc bien bidon. je suis pressée d'être lundi pour parler à mes amis, je dois encore faire mes devoirs, je m'en occuperai demain matin, à la première heure. notre chaton, pan-pan ne va pas très bien en ce moment, il refuse mes câlins et ne joue plus. je crois qu'il tombe en dépression et je crois que je vais bientôt le suivre à ce niveau là. c'est bientôt mon anniversaire, je vais enfin prendre dix-sept ans, et cela va bientôt faire sept mois que je n'ai pas eu de petit ami. pas d'amour, pas de bonheur ni même de joie passée. Je crois que je suis en manque de quelque chose, une personne sûrement. j'ai besoin de trouver une moitié, quelqu'un qui me comprenne et puisse me faire sourire rien qu'en le regardant. J'aimerais tellement avoir une compagnie avec moi, quelqu'un de brave et non de lâche. suis-je sotte ? je n'ai même pas parlé de ma grand-mère, la meilleure. elle a en tout soixante ans et quelques mois. ses cheveux sont grisonnants et noirs. ses yeux, bleus. quand je regarde ses mains, j'y vois de vieilles choses toutes usées. nous sommes très proches depuis la mort de mes parents. Je n'aime pas en parler voilà pourquoi je ferai une vague allusion. J'étais petite quand cela s'est passé, un accident de voiture et votre vie bascule. certains camarades me charrient là-dessus mais je ne dis rien, je préfére sourire comme une gentille fille, et oublier. c'est un sentiment bizarre qu'est le vide. il creuse dans votre coeur, un désarroi étrange et affreux. de jour en jour, le trou s'agrandit. J'ai mis du temps à aller mieux, à sourire et à ne plus souffrir en parlant d'eux. je me suis forgée seule et je remercie beaucoup ma grand-mère sans qui je n'aurais sûrement pas survécu. je vis dans un village pas loin de mon bahut. là-bas, j'ai des tas de potes mais très peu d'amis. tout le monde me connaît plus ou moins, mais personne ne m'intéresse, ni s'intéresse vraiment à moi. je n'ai jamais connu l'amour ni même la passion que deux être peuvent se donner en étant amoureux. mon ancien copain n'a pas compris quand je suis partie subitement après qu'il m'est dit qu'une fille avait dormi chez lui. il trouvait ça " normal ", comme tous. dégoûtée de l'amour, j'ai préféré passer sans jamais oublier ce qu'il m'avait dit et fait. heureusement que mon meilleur ami, lui aussi, était là. tiens, d'ailleurs, je viens de recevoir un texto de lui, gautier. ah si vous saviez comme je l'aime ce garçon, un vrai cordon bleu. Il a toujours été là pour moi. je crois qu'en ayant trop écrit, cela m'a fatigué, je vais aller me coucher. demain est un nouveau jour et c'est aussi un nouveau départ dans une vie, à chaque moment.

# Posté le jeudi 06 août 2009 08:45